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COMBAT MORIN VS DELESSARD : ÉNIEME DEFAITE POUR LA MAIRIE DE PONTAULT-COMBAULT

COMBAT MORIN VS DELESSARD : ÉNIEME DEFAITE POUR LA MAIRIE DE PONTAULT-COMBAULT

Quatre ans que cela durait. Une longue procédure initiée par Monique Delessard, maire PS de Pontault-Combault, contre cet employé, Jérôme Morin, recordman de la sanction administrative en Europe pour avoir publié le livre « On ne réveille pas un fonctionnaire qui dort », aux éditions L’Archipel. Quatre ans de rebondissements, dont trois non-lieux obtenus par le fonctionnaire et plusieurs appels de la mairie, qui ont pris fin ce mercredi 6 avril de la façon la plus explicite. La relaxe.
C’est en effet encore une erreur de la ville de Pontault-Combault qui a permis la victoire de l’un des lanceurs d’alertes les plus connus de France. Une nouvelle erreur car déjà, plusieurs non-lieux avaient été obtenus par l’avocate de M. Morin, maitre Delphine Krust, grâce à des délais de procédure non respectés dans les démarches juridiques engagées par la ville.

Jérôme Morin a donc quitté le tribunal ce mercredi avec la garantie que l’acharnement juridique exercé depuis toutes ces années contre lui par Monique Delessard, était définitivement clos. Un énorme soulagement pour lui, et un sacré revers pour l’élue PS qui s’acharne depuis 4 ans à sanctionner cet homme avec les deniers de la république due à la protection fonctionnelle, sans jamais y parvenir. Rappelons que dans le cadre de la procédure administrative visant à le sanctionner, M. Morin a également réussi à faire annuler sa mise à pied, grâce encore une fois à une erreur de taille de la maire de Pontault-Combault. Le conseil de discipline qu’elle avait elle-même organisé avait été déclaré partial par la cour d’appel de Paris en juillet 2015 et donc annulé, purement et simplement.

Nous voilà rassurés ! Non seulement pour cet écrivain lanceur d’alertes, mais également parce que ce jugement est la preuve qu’aussi puissante soit-elle, une élue n’a pas le pouvoir de manipuler sans vergogne la justice. Même si près de 15.000€ d’argent publics ont été dilapidés à ses fins de vengeance personnelle, le résultat reste sans appel, et c’est là l’important. Monique Delessard a perdu son combat, David est vainqueur et renvoie Goliath dans les cordes.

Toute la presse locale se fait l’écho de cette victoire ce matin du 7 avril 2016. Et pour cause, cette affaire a fait couler beaucoup d’encre. La mairie quant- à elle, groggy par un tel KO, répète son sempiternel refrain « nous n’avons fait cela uniquement pour défendre des employés lésés par cet ouvrage » même si depuis le début du procès, et malgré les demandes insistantes du tribunal, la ville n’a jamais été en mesure de prouver que lesdits employés en souffrance existaient réellement.

Le volet pénal de l’affaire MORIN vs DELESSARD se referme donc par une victoire nette et précise, mais n’oublions pas qu’une dernière procédure coure toujours au tribunal administratif. La cour d’appel ayant donné raison à l’accusé en annulant son conseil de discipline, l’été dernier, la ville dirigée d’une main de fer par Monique Delessard, a une énième fois fait appel, refusant comme à l’accoutumée, toute décision de justice en sa défaveur.

Un dernier chant du cygne pour une maire indélicate et mauvaise perdante. Une dernière chance d’arriver enfin à châtier cet employé qui défend sa liberté d’expression, agressé par tous les moyens mis à la disposition d’une commune qui osait encore afficher, l’année dernière, une banderole « Nous sommes Charlie » sur l’hôtel de ville, sans comprendre que ce message était un appel au premier des contrats de notre république, la « Liberté » d’expression. Liberté bafouée avec cynisme par le premier magistrat de cette ville, Monique Dellessard!

Les habitants de la ville, qui n’ont jamais été sollicités par la maire afin de savoir s’ils étaient pour ou contre toutes ces procédures couteuses, doivent aujourd’hui se réveiller avec la gueule de bois, réalisant que leurs impôts sont une nouvelle fois partis en fumée pour rien, alors que les finances de la ville sont au plus mal. Ils sont nombreux à réagir sur les réseaux sociaux et dans les commentaires des articles de presse, comme par exemple celui-ci qui résume à lui seul le sentiment général : « Combien cette comédie aura-t-elle coûté aux contribuables de la ville et d'ailleurs ? Comme si les avocats de la ville de Pontault ne savaient pas que l'action était prescrite ? La justice est, parait-il, sinistrée, mais pourquoi ces procédures abusives vont-elles à terme, si les tribunaux sont encombrés? » Le parisien.fr 06/04/2016. Vaste question, valable sur tout le territoire français !

Cette affaire pénale démontre, si cela est encore nécessaire, que les élus de notre république ont tous les pouvoirs en main et toutes les finances publiques disponibles pour museler les citoyens et employés de leurs villes qui osent parler et contrecarrer leurs petites magouilles. Ils sont des dictateurs sans limites, perchés sur leur piédestal, et ne craignent personne. La justice en a fini avec M. Morin, tant mieux. Espérons qu’elle pourra enfin se consacrer à une autre affaire, bien plus grave, mais mise sous omerta par la ville, celle du procès aux assises à venir de la maire Monique Delessard, toujours en attente depuis 2010 (cf : COMMENT UN PROCÈS AUX ASSISES D’UNE ÉLUE DE LA RÉPUBLIQUE PEUT-IL SE VOLATILISER DANS LA NATURE…? MODE D’EMPLOI).

Curieuse, cette république qui se veut égalitaire en droits, mais qui peut s’acharner contre un simple citoyen tout en laissant trainer un procès devant un tribunal populaire pendant des années, dès qu’il s’agit de sanctionner une élue prise la main dans le sac ! Où en est ce procès ? Personne ne le sait aujourd’hui, surtout pas les journalistes qui ont laissé tomber cette affaire en désuétude, prétextant ne pouvoir en parler tant que de nouveaux faits ne sont pas apportés sur un plateau d’argent. Peut-être comprendront-ils un jour que la curieuse disparition d’un procès est un fait en tant que tel, et que cela justifie amplement de nouvelles investigations journalistiques. Mais cela est un autre débat…

Nous pouvons conclure avec une note d’espoir tout de même. Tous ne sont pas pourris ni intéressés uniquement par l’argent et le pouvoir. Pour la première fois depuis 4 ans et le début des attaques de la ville contre Jérôme Morin, un élu de l’opposition, Cédric Pommot (groupe Union Raison Passion) a pris la parole en publiant, au sein même du bulletin municipal de la ville, une tribune politique clairement critique envers l’équipe PS dirigeante, dans laquelle il prend la défense du fonctionnaire et dénonce publiquement le manque de respect envers les contribuables de la ville. Notons cette initiative courageuse dénuée de perspectives électorales à 4 ans des prochaines élections municipales. Le FN et les Républicains quant à eux, restent muets et semblent ne prendre la parole qu’en période électorale.

Le feuilleton Pontellois n’est pas encore terminé, même si une page primordiale s’est tournée ce mercredi. Jérôme Morin est certes en droit de jubiler, mais nous imaginons que ce n’est rien comparé au jour où la justice posera enfin son dévolu sur cette élue qui a mainte fois tenté d’être son bourreau, mais qui à n’en pas douté, trouvera bientôt le sien.

Larry Postela

Lanceur d'alerte

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