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Qatar: Génèse des courses de dromadaires montés par des robots jockeys (épisode 2)

Les Jockeys robotisés sont placés sur le dos du dromadaire, munis de capteurs permettant d'intégrer le mouvement et la vitesse de l'animal, ainsi que de petits haut-parleurs qui diffusent la voix et les cris des entraîneurs et d’actionneurs électroniques pour donner des coups de cravache. Les Jockeys robotisés sont placés sur le dos du dromadaire, munis de capteurs permettant d'intégrer le mouvement et la vitesse de l'animal, ainsi que de petits haut-parleurs qui diffusent la voix et les cris des entraîneurs et d’actionneurs électroniques pour donner des coups de cravache.
Crédits : D.R.

Si les Qataris ne se ruent pas dans les nombreux stades de football à leur disposition autour de la capitale Doha, ils ne rateraient pour rien au monde les courses de dromadaires régulièrement organisées au camélodrome d'Ash Shahaniyah, situé à 50 kilomètres de Doha. Les entrainements ont lieu en générale tôt le matin en semaine, entre six et sept heures, jusqu'à treize heures maximum.

Les journées de courses se déroulent les samedi toute l’après midi, pour la plus grandes joies des familles venues en masse. La préparation de ces compétitions s’exerce telle que pour des athlètes de haut niveau. Considérés comme de véritables divinités, les camélidés sont choyés par leurs heureux propriétaires. Au programme, relaxation lors de bain au lait d’amende douce, alimentation diététique très surveillée par les vétérinaires dont disposent chaque entraineur. Les dromadaires, dont les prix dépassent, pour certains, le million d’euros, ont droit à tous les égards dus à leur rang de star. Les courses depuis 2005 se déroulent avec de petits robots en guise de Jockey, fixés sur le dos des dromadaires à la place des très jeunes garçons soudanais de moins de huit ans, utilisés jusqu’en 2004. Dix ans plus tard, le robot jockey conçu par la société K-Team a considérablement évolué. Produit par les Qatari eux même, transfert de technologie oblige, il est plus petit et a subit une sévère cure d’amaigrissement, passant de vingt-cinq  kilos à une quinzaine de kilos. En effet, les robots de première génération, bien trop sophistiqués pour l'usage des bédouins, ont troqué leurs batteries de composants électroniques et ne disposent plus du GPS, ni de l'équipement qui permettait de calculer la fréquence cardiaque de l’animal. L’essentiel a été toutefois maintenu, notamment le dispositif de guidage du dromadaire avec les trois points cruciaux : la frappe avant et arrière et surtout  le fameux  «raili», mimique qui consiste à faire tournoyer la cravache près de l'oreille du dromadaire pour le stimuler.

La technologie a fait des progrès depuis 2005. Les Robots Jockeys encore plus efficaces sont désormais accessibles à toutes les écuries de tous les pays du Golf, ils ne pèsent plus que 15 kilos est coutent 200 € pièce. La technologie a fait des progrès depuis 2005. Les Robots Jockeys encore plus efficaces sont désormais accessibles à toutes les écuries de tous les pays du Golf, ils ne pèsent plus que 15 kilos est coutent 200 € pièce.
Crédits : D.R.
 

Question tarif, le coût du robot jockey a subit lui aussi un allégement drastique, passant de 5000 euros, prix du robot originel K-Mel, à 200 euros en moyenne, aujourd’hui. Ainsi, au Qatar, comme dans toute les autres monarchies de tradition bédouine de la péninsule arabique, les dromadaires continuent de perpétrer ce sport ancestral, lors de sprints endiablés à près de 50 km/h, pour le plus grand plaisir des spectateurs, tout en respectant les droits de l'enfance.

Rédaction LPLD.fr

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