Flash Info :
NOUVEAUTE: L'ŒIL POUR LE DIRE ÉVOLUE POUR MIEUX VOUS INFORMER AVEC UNE NOUVELLE ÉQUIPE ET DE NOMBREUSES AUTRES NOUVEAUTÉS À VENIR POUR TOUJOURS PLUS D'INFORMATION EN 2017


Irak : Bagdad un an après le retrait total des troupes américaines...

Ouverte le 24 juin 2004 en pleine guerre, un an après l'invasion américaine et la chute de Saddam Hussein, la seule Bourse du pays située dans le quartier commerçant de Kharadah dans le centre de Bagdad, est à l'image du pays. Ouverte le 24 juin 2004 en pleine guerre, un an après l'invasion américaine et la chute de Saddam Hussein, la seule Bourse du pays située dans le quartier commerçant de Kharadah dans le centre de Bagdad, est à l'image du pays.
Crédits : Patrick Robert

Après dix longues années d’une guerre qui aura totalisé plus d’un million de victimes Irakiennes, les 39 000 derniers Gis’, sur les 166 000 au plus fort de la présence militaire en 2008, on définitivement quitté leurs 505 bases en décembre 2012.

Si la sécurité n’est pas encore l’apanage de la cité sumérienne, victime d’attentats quotidiens, qui se sont renforcés depuis le départ des américains, notamment avec la guerre de religion qui fait désormais rage dans la capitale, (entre 200 et 400 morts par mois en moyenne depuis plus d'un an), elle n’en demeure pas moins optimiste quant à son avenir. Car oui, force est de constater que dernière le rideau sombre de l'actualité, Bagdad renaît, Bagdad s'émancipe…reprenant peu à peu ses marques et son prestige d’antan.

 

Bagdad : Le paradoxe d’un retour à la prospérité et d’une guerre de religion qui bat son plein

La capitale irakienne vit sa résurrection sans complexe. La modernité opposée au conservatisme coexiste tant bien que mal… Dans un contexte politique chaotique d’un pays plus vraiment en guerre, mais pas tout à fait en paix, chacun tente désormais de se frayer un chemin. La reconstruction du pays reste pourtant difficile. Toute nouvelle décision se heurtant à des antagonismes, de confessions (Chiites aux pouvoir face aux Sunnites), de clans, de partis, de régions et provinces autonomes…à l’exemple de la riche et très courtisée région du Kurdistan Irakien. L’Arabie Saoudite, l’Iran et la Turquie s’affrontent désormais pour peser sur la politique irakienne. L’insécurité règne toujours, retardant, l’arrivée massive d’investisseurs potentiels. Avec des réserves pétrolières au troisième rang mondial, l’Irak ou tout reste à construire, affiche paradoxalement une insolente croissance de plus de 10%. La question cruciale est de savoir qui mettra la main sur les 8,5% des réserves mondiales de pétrole que détient le pays. Sans oublier le terrible drame qui se joue aux frontières, positionnant l’Irak dans l’étau Irano-syrien. Ce contexte régional défavorable avec les risques d’implosion de la Syrie, et l’emprise Iranienne,  pourrait ainsi considérablement retarder l’avenir prometteur de l’Irak. Le pays semble se refermer sur lui-même, seule, une chimérique laïcité pourrait un jour sortir le pays du climat délétère dans lequel il se trouve actuellement. Les élections Législatives qui viennent de se dérouler le 30 avril, devraient permettre au 1er Ministre Chiite, Nouri Al-Maliki d'obtenir son troisième mandat consécutif au moment même où les chiffres provenant de plusieurs ministères, dont celui de l'intérieur, font état de plus 1000 victimes pour le seul mois d'Avril 2014! Malgré les attentats quotidiens, l’incertitude du lendemain, et le risque d'éclatement du pays après la réélection de Maliki, chacun veut pourtant y croire. Bagdad ne signifie-t-elle pas "Don de Dieu" en persan ? 

Rédaction LPLD.fr

L'œil Pour Le Dire

Connectez-vous pour commenter

Compte à rebours des législatives 2017

Contributeurs LPLD

2014 © LPLD - L'Œil Pour Le Dire | Tous droits réservés