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Instabilité au Mali : Faut-il rappeler les renards du désert : Ces Soldats Tchadiens en guerre contre le terrorisme islamique du sub-sahel

Mars 2013, plus de cent pick-up mobiles munis de roquettes antichars et autonomes en nourriture, eau et essence, permettent à ces troupes d’élites d’être opérationnelles et d’attaquer sur plusieurs fronts à des centaines de kilomètres dans le désert du nord Mali, ici dans l’Adrar des Ifhogas. Mars 2013, plus de cent pick-up mobiles munis de roquettes antichars et autonomes en nourriture, eau et essence, permettent à ces troupes d’élites d’être opérationnelles et d’attaquer sur plusieurs fronts à des centaines de kilomètres dans le désert du nord Mali, ici dans l’Adrar des Ifhogas.
Crédits : Patrick Robert

En novembre dernier, le Président Tchadien commémorait en grande pompe la victoire de ceux que l’on surnomme désormais les renards du désert, qui ont mené bataille pendant quatre mois dans le désert du nord Mali.

Voici maintenant 13 mois que ces troupes baptisées FATIM, Forces Armées Tchadiennes en Intervention au Mali ont prêté mains forte à l’armée françaises lors de l’opération Serval. Ces forces d’élite composées de prés de 2300 hommes sur entrainées, aguerries aux combats les plus rudes, au cœur du désert ont non seulement permis à la France et son Président de remporter une victoire tactique et politique mais surtout au Président Tchadien, Idriss Déby, d’asseoir sa notoriété régionale dans sa lutte pour la stabilité sub-sahelienne. Historiquement extrêmement  sensible, cette région située en zone Touaregs est devenue en quelques années, notamment aux lendemains de la guerre en Lybie, le nouveau fief des islamiques de tous bords. Ces combats auront toutefois fait trente sept victimes, à la suite d’assauts avec des kamikazes, et couté plus de 85 Millions d’euros à l’état Tchadien ! 

Cette victoire éclatante, semble pourtant illusoire aujourd’hui, depuis que les combats ont repris près de la frontière Nigérienne et Algérienne, région sensible située en territoire Touaregs. 

Kidal, ville désormais mortifère pour nos deux confrères journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon qui ont été lâchement assassinés pendant  leur reportage lors de la couverture du premier tour des élections maliennes, le 1er novembre dernier.

Kidal justement, haut lieu du terrorisme situé au Nord du Mali ou les troupes des généraux Tchadiens Oumar Bikimo et Mahamat Idriss Déby Itno 29 ans fils du Président Tchadien avaient livré bataille en avril dernier et réussi à mettre hors d’état de nuire les djihadistes du Mujao (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest) et surtout en éliminant le chef emblématique d’Al Qaïda au Magreb Islamique (Aqmi), l’Emir Abou Zeïd. Hélas depuis quelques mois, la "talibanisation" guette à nouveau dans le nord du pays. A la tête d'une nation pétrolière jusqu'ici épargnée par le terrorisme, et de l'armée la plus puissante de la région, le président tchadien, en habile tacticien politique, a su mettre à profit sa nouvelle notoriété, en se rendant indispensable au Mali. Méfiance toutefois car s’il est devenu incontournable dans la région, le Président Tchadien n’en est que plus vulnérable face aux appétits aiguisés d’ogres à venir…

Ces combattants composés des meilleurs éléments de l’armée tchadienne, dont la discipline est le point d’orgue, appartiennent  principalement à l’ethnie des Zaghawa dont est lui-même issu le Président Idriss Déby. Ces combattants composés des meilleurs éléments de l’armée tchadienne, dont la discipline est le point d’orgue, appartiennent principalement à l’ethnie des Zaghawa dont est lui-même issu le Président Idriss Déby.
Crédits : Patrick Robert
Ces combattants composés des meilleurs éléments de l’armée tchadienne, dont la discipline est le point d’orgue, appartiennent  principalement à l’ethnie des Zaghawa dont est lui-même issu le Président Idriss Déby. Très bien armés et sur entrainés les Fatim ( Forces armées tchadiennes en intervention au Mali) représentent l’avant garde de l’armée Tchadienne.
Crédits : Patrick Robert
 

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Kidal, une région ingérable ?

La situation est toujours aussi délicate à Kidal, où l’Etat central n’a plus aucun pouvoir. Fief historique des rébellions Touaregs, Kidal, la grande ville du Nord malien, a été le théâtre ces derniers mois de plusieurs incidents violents, dont des échanges de tirs entre des membres du Mouvement national de libération de L'Azawad (MNLA) et des soldats de l'armée malienne. Un différend qui ne date pas d'hier. Pour preuve, les militaires français ont libéré Gao et Tombouctou en 2013 avec l'aide de l'armée malienne, mais à Kidal, les Français ont préféré agir avec les forces tchadiennes (Fatim) très certainement  pour éviter un affrontement entre opposants Touaregs du MNLA le Mouvement Nationale de Libération de l’Azawad et les soldats maliens. Kidal étant également très proche de la frontière avec le Niger et l'Algérie, dans une zone où des groupes terroristes se seraient réfugiés depuis l'intervention française au Mali.

 

Rappel du contexte de l’intervention Tchadienne

En janvier 2013, le Tchad envoie un contingent de 2.300 hommes soutenir l’Armée Française (opération serval) qui venaient tout juste de lancer une offensive aérienne contre les troupes rebelles et djihadistes qui envahissent le Nord du Mali et fondent sur la capitale, Bamako. Cette expédition, unanimement saluée par les Tchadiens et la France n'a pas été sans risque: trente sept soldats ont trouvé la mort et plus de 80 ont été blessés dont certains estropiés au cours des combats dans l'Adrar des Ifoghas ou lors d'explosion de bombes actionnées par des kamikazes.

Rédaction LPLD.fr

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