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AFFAIRE DENTEXIA : « UN SCANDALE SANITAIRE MÉPRISÉ PAR LA MINISTRE DE LA SANTE ! »

L'homme d'affaires Pascal Steichen avec ses centres dentaires à bas prix, aura conçu une véritable multinationale qui ferait pâlir plus d'une des victimes du "boucher dentiste" de la Nièvre, condamné à huit ans de prison en mars dernier! L'homme d'affaires Pascal Steichen avec ses centres dentaires à bas prix, aura conçu une véritable multinationale qui ferait pâlir plus d'une des victimes du "boucher dentiste" de la Nièvre, condamné à huit ans de prison en mars dernier!

Interview exclusive de Patrick Soléra Président de la FSDL (Fédération des Syndicats Dentaires Libéraux)

Propos recueillis par Cédrik Viala

LPLD.fr : Vous aviez alerté la ministre de la Santé, Marisol Touraine en Mars dernier sur les risques de prolifération de centres de soins dentaires Low-Cost mettant en danger la santé de leurs patients, qu’en est-il aujourd'hui ?

Patrick Soléra : Après de multiples rendez-vous au Ministère de la Santé avec les conseillers de Marisol Touraine en charge du dossier, aucune décision n’a été encore prise en ce qui concerne la régulation des implantations de ces centres à bas coûts. Une enquête de l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) a été diligentée pour mettre en évidence certains « dysfonctionnements » de ces centres, mais l’heure n’est plus à la recherche d’éléments de preuve, mais à l’interdiction et la fermeture pure et simple de ces centres, dont le modèle économique est calqué sur celui des centres Dentexia.

 

"Il est fort probable que dans les mois à venir, des centaines, voir des milliers de patients soignés dans ces centres se manifesteront quand les traitements qu’ils ont reçus s’avèreront défectueux".

 

LPLD.fr : Combien de patients recensés sont actuellement touchés par le scandale de l’affaire Dentexia et quelle marche de manœuvre ont-ils réellement pour faire valoir leur bon droit?

Patrick Soléra : Actuellement, plus de 2200 patients se sont constitués en Collectif pour entamer des démarches juridiques en vue de leur indemnisation financière. Ces démarches concernent les patients qui ont payé des soins qu’ils n’ont jamais reçus, mais également une indemnisation assurancielle pour ceux qui ont subi des soins non conformes aux données actuelles de la science. Il est fort probable que dans les mois à venir, des centaines, voire des milliers de patients soignés dans ces centres, se manifesteront quand les traitements qu’ils ont reçus s’avèreront défectueux. Il faut savoir qu’un implant peut rester deux ou trois ans en place avant d’être rejeté par l’os, suite à une infection ou une mise en fonction inappropriée.

LPLD.fr : Ces victimes, dont certaines ont payé d’avance les soins quelles n’ont jamais reçu, souffrent et sont pour certaines ruinées, quand d’autres remboursent des crédits, peuvent-elles compter sur une prise en charge d’urgence par un fond spécifique, prévu le Ministère de la Santé?

Patrick Soléra : Le Ministère de la Santé et l’État ne souhaite pas indemniser ces patients, car cela créerait un précédent « médical », et reviendrait dans les années à venir à rembourser et indemniser tous les patients traités dans ces centres, ce qui peut représenter plusieurs centaines de millions d’euros. Ce qui est totalement inique dans cette affaire, et que l’on peut raisonnablement penser qu’aucun fonds spécifique ne sera débloqué et que le Ministère de la Santé compte sur des indemnisations délivrées par les assureurs, couvrant ainsi les praticiens de ces centres.

LPLD.fr : Que risquent réellement les patients au niveau sanitaire, expliquez-nous les pathologies encourues en fonction des cas dont vous avez eu connaissance sur les 2200 victimes recensées?

Patrick Soléra : Les traitements reçus montrent que certaines précautions élémentaires en terme de sécurité, obligation de moyens et de résultats, n’ont pas été prises. Nul doute que ces patients auront des problèmes concernant les prothèses posées en terme de pérennité et que de multiples infections péri-implantaires sont à prévoir, avec à court ou moyen terme la perte de ces implants.

LPLD.fr : Les victimes se sont fédérées en association afin de limiter les frais de justice liés à leurs préjudices, quelles démarches ont-ils réellement à leur disposition à l’heure actuelle en attendant une éventuelle indemnisation qui risque de prendre des années ?

Patrick Soléra : Les démarches sont nombreuses, comme par exemple, mettre les pouvoirs publics (Ministère de la Santé et Agence Régionale de Santé ARS) devant leur responsabilité. Mais pour l’instant, ils se heurtent à une fin de non-recevoir. Seule la prise en charge assurancielle leur permettra d’être indemnisés pour ceux qui ont reçu des soins. Pour les autres qui ont été escroqués financièrement, ils peuvent espérer l’arrêt des prélèvements suite aux crédits souscrits auprès de l’organisme de financement (Framfinance/Société Générale) après un accord trouvé avec ce dernier.

 

"...Nous sommes en face d’un scandale sanitaire...le Ministère de la Santé souhaite, par tous les moyens, étouffer cette affaire, car il est responsable du laxisme concernant la régulation de ces centres"

 

LPLD.fr : Les médias selon vous ont-ils pris la mesure de ce véritable scandale sanitaire qui touche actuellement la France ?

Patrick Soléra : Assurément non, car nous sommes en face d’un scandale sanitaire qui va toucher plusieurs milliers de patients dans les mois à venir. Vu le nombre d’entre eux qui ont reçu des soins dans des centres Dentexia ou d’autres centres au fonctionnement identique, et au regard des méthodes employées par leurs dirigeants, les conséquences seront les mêmes , à savoir des milliers de patients escroqués ou mutilés. Le Ministère de la Santé souhaite, par tous les moyens, étouffer cette affaire, car il est responsable du laxisme concernant la régulation de ces centres. En laissant des commerciaux s’immiscer dans la santé de nos concitoyens, ils ont participé directement à ce scandale prévisible, dénoncé depuis 5 ans par tous les représentants de la profession (Ordre et Syndicat). Le « monstre » Dentexia a proliféré sans la moindre sanction avant sa liquidation juridique, mais hélas, il a fait des « petits » entre temps, qui ne manqueront pas d’appliquer les recettes de leur créateur jusqu’à leur fermeture.

LPLD.fr : Les scandales sanitaires dans notre pays ne sont jamais réellement reconnus, et les procès n’aboutissent que très rarement, on se souvient du scandale de l’amiante, du sang contaminé, la maladie de Creusfield Jacob, le Médiator… comment voyez-vous l’issue de l’affaire Dentexia, qui si elle n’est pas prise en compte correctement par la justice française va permettre de donner un blanc-seing à la marchandisation de l’intégralité de notre système de santé.

Patrick Soléra : Dans toute ces affaires, la première réaction de chaque gouvernement, a été de minimiser voir d’étouffer ces crises. Devant le fait accompli, on ne peut pas dire que les victimes aient pour autant été prises en charge immédiatement et il faudra s’attendre à plusieurs décennies de procédures juridiques, avant que ces patients, victimes de « Dentexia », ne soient intégralement indemnisés ou soignés correctement. Entre temps, d’autres « gourous » financiers issus de groupes de « fonds de pension » extra communautaires auront eu tout loisir de faire du profit sur le dos des patients.

LPLD.fr : Le scandale des prothèses mammaires défectueuses du fabricant varois Poly Implant Prothèses (PIP) semble pour le moment être l’un des rares préjudices sanitaires dont les politiques aient pris la mesure en 2010, car il concernait des patientes victimes de cancer du sein. Ne craignez-vous pas que les problèmes dentaires d’une couche de la population ne suscitent que peu l’intérêt des politiques et des médias ?

Patrick Soléra : Le scandale des prothèses mammaires PIP touchait des femmes malades, victimes pour la plupart de cancers du sein, et le Ministère de la Santé n’avait pas d’autre choix que d’indemniser ces patientes. Pour les patients, victimes de Dentexia, il est à craindre effectivement que cela ne n’émeuvent pas beaucoup nos politiques, car la santé bucco-dentaire de nos concitoyens a toujours été considéré comme négligeable en France.

 

"Là où les complémentaires santé devraient normalement rembourser le reste à charge, elles se basent sur un remboursement dérisoire, voir nul, décidé par l’Assurance Maladie..."

 

LPLD.fr : Il est vrai qu’en France, le poste dentaire comme celui de l’optique est souvent différé par les ménages français pour des raisons de coût. Comment permettre aux foyers à faible revenu une meilleure prise en charge pour se soigner correctement sans pour autant tomber dans de telles escroqueries?

Patrick Soléra : L’accès aux soins bucco-dentaires en France est possible pour l’ensemble de nos concitoyens. Les personnes ayant de faibles revenus ou étant dans une situation difficile peuvent bénéficier de la CMU (couverture mutuelle universelle), de l’ACS (Aide à la complémentaire santé) ou AME (Aide médicale d’État). Les soins conventionnels peuvent donc être prodigués à chacun, sachant que la couverture par le régime obligatoire (+ complémentaire) rembourse l’intégralité de ces soins. Le problème se pose pour les actes non opposables, comme les prothèses et les implants pour lesquels, l’État s’est complètement désengagé depuis 30 ans. Là où les complémentaires santé devraient normalement rembourser le reste à charge, elles se basent sur un remboursement dérisoire, voire nul, décidé par l’Assurance Maladie pour payer à leurs adhérents une somme en inadéquation totale avec les honoraires des praticiens (montants équivalents dans les autres pays européens pour ces actes).

LPLD.fr : Certains cabinets de chirurgie dentaire pourraient-ils mutualiser leurs dépenses dont leurs lourdes charges annuelles, afin de permettre à tous, l’accès aux soins dentaires, est-ce utopiste que d’imaginer un tel fonctionnement?

Patrick Soléra : Les cabinets dentaires mutualisent déjà leurs dépenses, car les regroupements des praticiens ne datent pas d’hier. Mais pour chaque praticien, il faut une assistante, un fauteuil, un poste informatique, etc. Seuls les postes concernant la radiologie et la stérilisation sont mutualisés, mais cela ne fait pas suffisamment baisser les charges de plus en plus lourdes supportées par chaque praticien individuellement et qui nuisent à toute embauche supplémentaire de personnels et d’équipements ultras sophistiqués; à l’exemple des lasers. Une carie dentaire en 2016 coûte 19, 28 euros, une extraction 33,44 euros et un détartrage 28,92 euros soit, trois fois moins que tous les autres pays de l’OCDE. Il faut savoir que 70% de notre activité génère 30% de nos revenus et concerne tous ces soins. C’est la raison pour laquelle les honoraires de prothèses et d’implants (30% de notre activité et 70% de nos revenus) sont libres, mais fixés avec tact et mesure. C’est aussi la raison pour laquelle ces centres dentaires à bas coûts refusent de recevoir des patients pour des soins courants, préférant se concentrer sur les seuls actes rémunérateurs qui leur permettent de baisser de 30% les tarifs. Mais cela demande aux praticiens de ces centres de réaliser leurs interventions à la chaine et la plupart du temps de refuser un soin conventionnel peu rémunérateur en le remplaçant par un acte mutilant et plus couteux pour le patient !

LPLD.fr : Encadrer de tels centres est-il réellement possible en 2016, faut-il légiférer ou tout simplement appliquer la loi ; quelles alternatives?

Patrick Soléra : Pour éviter que de tels scandales ne se reproduisent, il faut modifier la loi HPST* régulant l’installation de ces centres avec plusieurs points à respecter coute que coute qui sont :

  • L’interdiction de la délégation de gestion à des sociétés commerciales, afin de sauvegarder le caractère à but non lucratif des associations gestionnaires des centres de santé, pour conserver à ces derniers leur objet social.
  • La transmission, pour information, à l’Ordre compétent des documents relatifs à la création et au fonctionnement de ces centres.
  • La possibilité pour le directeur général de l’ARS de mettre fin à l’activité de tout centre de santé qui ne respecterait pas les conditions techniques de fonctionnement prévues par la réglementation en vigueur.
  • Aux ARS une régulation de l’implantation des centres dentaires loi 1901 en dehors des zones sur ou très dotées, afin de favoriser l’accès aux soins dans des zones où il manque des cabinets dentaires.
  • Que les membres élus aux URPS (Union régionale des professionnels de santé) soient associés aux décisions prises par la Commission de la Permanence des Soins et de la Démographie Professionnelle vis à vis de ces centres.
  • Un accès pour les élus URPS, au relevé d’activité annuelle du centre, afin de s’assurer que l’ensemble des soins effectués correspond aux ratios des moyennes régionales.
  • Un « testing » organisé par les Conseils de l’Ordre Départementaux (amendement loi Santé) principalement effectué auprès de ces centres afin de vérifier que les enfants ne sont pas refoulés lors de la prise de RDV.
  • En terme de publicité, une extension de l’article R.41.27-19 du CSP afin que les centres soient soumis aux mêmes règles médicales que les praticiens libéraux.

LPLD.fr : Pouvez-vous informer les lecteurs sur le nombre de ce type de centre dans notre pays et ceux, sur le point d’ouvrir prochainement ? Pouvez-vous donner à LPLD une liste des centres à éviter et de ceux à venir ?

Patrick Soléra : Ces centres ont proliféré de façon anormale depuis 5 ans et le phénomène s’accentue dans les régions sur dotées en chirurgiens dentistes. Ils se basent, pour 90% d’entre eux, sur le modèle des centres Dentexia et comptent ouvrir des dizaines de structures pour chacun d’entre eux dans les deux ans à venir. Dentego, Dentalya, Dentifree, etc, sont toutes de juteuses franchises dont les dirigeants appliquent les recettes enseignées lors de séminaires, par le créateur de Dentexia, le désormais tristement célèbre Pascal Steichen*.

LPLD.fr : La loi dite Bachelot HPST (Hôpital Patients Santé et territoire) promulguée en 2009 semble être la cause de ce genre de dérive au sein de notre système de santé, expliquez-nous précisément ce que vous entendez par là ?

Patrick Soléra : Roseline Bachelot, Ministre de la Santé en 2009a autorisée des non-professionnels de santé à monter des centres dentaires dans le but de permettre un meilleur accès aux soins. Le résultat 7 ans après est catastrophique. Les français sont toujours aussi mal remboursés pour les soins prothétiques (la valeur du remboursement pour une couronne prothétique dentaire est inchangée depuis 28 ans: 75,25 euros) et les centres dentaires à bas coûts vont se multiplier comme des petits pains, tout comme les scandales sanitaires à venir sans aucune intervention d’un Ministre de la Santé responsable, qui prendra les seules décisions qui s’imposent.

 

"Le Ministère de la Santé ne pourra pas indéfiniment refuser d’assumer sa responsabilité et nous mettrons tout en œuvre, au sein de notre syndicat, pour modifier cette loi HPST, que cela soit fait par ce gouvernement ou le prochain".

 

LPLD.fr : Dans le contexte politique et économique actuel et à un an des élections présidentielles, comment pensez-vous peser pour faire aboutir vos doléances auprès de la ministre et surtout stopper en urgence la prolifération de ce type de centre (super marché) dédié aux consommateurs à faibles revenus qui s’installent sur tout le territoire ?

Patrick Soléra : Le Ministère de la Santé ne pourra pas indéfiniment refuser d’assumer sa responsabilité et nous mettrons tout en œuvre, au sein de notre syndicat, pour modifier cette loi HPST, que cela soit fait par ce gouvernement ou le prochain. Les patients, victimes de ces centres ne devraient pas en rester là, et nous ne manquerons pas de leur rappeler que tout cela n’est que le résultat de l’incompétence de nos dirigeants en la matière, si rien n’est fait dans les mois à venir. Si rien ne bouge, nous continuerons à dénoncer l’immobilisme de l’État et à mettre nos ministres de la Santé face à leur responsabilité, car c’est la seule façon de faire évoluer les choses et valoir le droit des patients victimes.

LPLD.fr : Où en est la justice, et que prévoit le ministère de la Santé et les politiques qui semblent sourds concernant les lourdes accusations qui pèsent sur Pascal Steichen, le président de Dentexia, qui est le cofondateur de ce réseau de centres dentaires Low Cost? Cet homme est-il protégé en haut lieu selon vous?

Patrick Soléra : La justice vient tout juste d’être sollicitée par ces patients et nous sommes à l’aube de procédures longues et coûteuses pour toutes ces victimes. Pascal Steichen* doit être condamné et lourdement si sa responsabilité est engagée dans ce scandale. Nous ne doutons pas un seul instant que cet homme, qui continuait à encaisser des chèques de patients alors qu’il savait que ces centres allaient fermer, paiera pour toute son œuvre odieuse.

 

Document exclusif LPLD

Panoramique dentaire d’un patient soigné dans un centre Low Cost : 
Les implants dentaires posés ainsi que les prothèses réalisées ne sont pas conformes aux données actuelles de la science
Axe des implants en haut à droite(1), racine dentaire d’une dent (molaire en bas à gauche ) couronnée avec un instrument cassé métallique à l’intérieur (2), implant en bas à gauche présentant une infection osseuse qui sera rejeté par l’os (3).

Pour en savoir +...

*L’association Dentexia a été créée par un consultant et business man accomplit, Pascal Steichen, avec une nouvelle approche de la profession. Son concept « révolutionnaire » : des dentistes salariés et une rationalisation des actes pour proposer aux patients des tarifs défiant toute concurrence. Dentexia avait des centres à Paris environ 80, Chalon-sur-Saône et Lyon. Un autre centre devait ouvrir prochainement à Lille.

Document Exclusif

Marc BARTHELEMY Président de l’URPS des Chirurgiens Dentistes de la région Auvergne Rhône-Alpes

La liquidation judiciaire des centres dentaires Dentexia avec 22 millions d’euros de passif, prononcée le 4 mars 2016 par le tribunal de grande instance d’Aix en Provence a provoqué un séisme médicolégal et médiatique. Plus de 2200 patients se retrouvent abandonnés en cours de traitements implantaires et prothétiques alors qu’ils ont payé l’intégralité des soins d’avance, le plus souvent grâce à un crédit. Des collectifs de patients ulcérés ont été créés.
Depuis quatre ans notre URPS a interpellé notre Ordre et nos Agences Régionales de Santé (ARS) sur les comportements anti-déontologiques de ces officines. Nous avons participé à trois réunions avec notre Agence Régionale de Santé pour évaluer les problèmes médicaux et juridiques de ce dossier. Le Ministère et les ARS ont décidé de mettre en place des procédures d’aide pour ces patients en coordination avec l’Ordre National des chirurgiens dentistes :

  • L’Ordre National est en charge de la récupération des dossiers médicaux des patients
  • L’ARS a mis en place un numéro vert pour les patients de Dentexia
  • Un modèle de certificat de situation bucco-dentaire est proposé par l’ONCD. Ces mesures ne résolvent en rien la détresse psychologique et financière des patients qui ont payé pour des soins jamais réalisés et nous n’avons à ce jour aucune garantie que cette situation ne va pas se reproduire.
  • Chaque praticien peut choisir librement de réaliser ou non ce certificat médical initial (CMI). Il est préférable pour des raisons assurantielles et médicales d’adresser les patients vers l’hôpital public.
  • Si le patient est en cours de procédure contentieuse (plainte déposée), le praticien devrait limiter son intervention aux soins d’urgence et / ou provisoires, car dans ce cas, il ne faut pas compromettre de futures expertises.
  • Un plan de traitement de reprise des traitements interrompus peut être éventuellement proposé avec : 
    • un consentement éclairé
    • un devis
    • un protocole d'accord entre le praticien et le patient

Notre URPS a pu rencontrer, à deux reprises, des conseillers du cabinet de la Ministre de la Santé. Nous avons dénoncé la dérive mercantile des centres de santé à bas coût. Nous avons mis le ministère de la Santé devant ses responsabilités, car cette situation inadmissible découle de la loi HPST. Il faut préserver la relation de confiance directe patient / praticien. Le respect du Code de la santé et du Code de déontologie qui réglemente notre profession et protège les patients doit s’imposer, quels que soient le mode d’exercice et la structure juridique. Malgré nos nombreuses rencontres, nous n’avons à ce jour aucune garantie concernant la modification de la loi HPST. Nous vous tiendrons informés des suites de ce dossier. Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos demandes en nous interrogeant par mail à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Cedrik Viala

‎Journaliste/Reporter indépendant, Directeur de la rédaction du site L'oeil Pour Le Dire (LPLD) http://www.lpld.fr

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