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Cedrik Viala

Cedrik Viala

‎Journaliste/Reporter indépendant, Directeur de la rédaction du site L'oeil Pour Le Dire (LPLD) http://www.lpld.fr

Interview exclusive de Patrick Soléra Président de la FSDL (Fédération des Syndicats Dentaires Libéraux)

Propos recueillis par Cédrik Viala

LPLD.fr : Vous aviez alerté la ministre de la Santé, Marisol Touraine en Mars dernier sur les risques de prolifération de centres de soins dentaires Low-Cost mettant en danger la santé de leurs patients, qu’en est-il aujourd'hui ?

Exclusivité Interview Christophe Rouget commandant de police chargée de la communication du syndicat des cadres de sécurité intérieure (SCSI)

Propos recueillis par Cédrik Viala

 

LPLD.fr : Que vous inspirent cette affiche et son slogan qui résument la campagne que mène actuellement la CGT contre les forces de police, cinq mois après les attentats parisiens et en plein État d’urgence?

Ch.Rouget : Parler de bruit de bottes, de frapper la population, stigmatiser, appeler à la haine dresser les uns contre les autres, ce n’est pas responsable, c’est intolérable. Notre police est une police républicaine et cette affiche ensanglantée de la CGT est une offense faite aux policiers de ce pays, faite au syndicalisme et ses à valeurs.

ACTE VI : Deuxième partie : Épilogue?

La seconde partie de l’interview exclusive de Rachid Zouhhad permet de verser de nouvelles preuves sur les agissements invraisemblables de M. Mayol et de ses comparses. Il apparaît que l'ex-directeur ne peut être considéré comme ayant agi seul et que les preuves qu'il se targuait de détenir pour démontrer l’existence des détournements de fonds, imputés à Rachid Zouhhad, relèvent en réalité d’une construction fictive et incohérente, qui n’a pas résisté à un examen sérieux des services de l’Université Paris 13. (cf : extraits exclusifs du rapport financier interne). Il s’agit là encore d’un acte qui pourrait valoir à M. Mayol et ceux qui l’ont aidé dans cette entreprise illicite, de devoir s’expliquer sur ces fausses preuves à partir desquelles ils ont exigé et obtenu la destitution d’un chef de département et ont proféré, devant les inspecteurs de l’IGAENR et à travers la presse, des accusations mensongères graves qui restent encore à ce jour lisibles sur internet. La justice doit enfin passer, mais encore faudrait-il que ceux qui s’y sont fermement opposés jusqu’à présent, daignent y consentir.
Une ultime question demeure toutefois pour Rachid Zouhhad ; combien de temps la sphère médiatico-politique protégera encore M. Mayol, lui évitant ainsi de répondre de ses actes devant la justice?

 

La Rédaction
 
 
Propos recueillis par Cédrik VIALA
 

Exclusivité Interview Christophe Rouget commandant de police chargée de la communication du syndicat des cadres de sécurité intérieure (SCSI)

Propos recueillis par Cédrik Viala

LPLD.fr :  Quinze mois après les attentats de Charlie et de l'hyper casher, plus de quatre mois après les attentats de novembre 2015, et prés de quinze jours après les attentats de Bruxelles,  la France peut-elle répondre efficacement à une éventuelle nouvelle attaque terroriste aujourd'hui?  

Ch.Rouget : La France répond tous les jours  a des attaques terroristes. L’arrestation de Reda Kriket en est la dernière preuve. Si la question est de savoir si elle peut répondre à toutes, c’est certainement malheureusement, non. Aucun  pays n’est arrivé à cela.  Aujourd’hui, la menace est permanente et globale. Les attaques peuvent venir de l’extérieur, d’étrangers en France,  de Français revenant  des terres de combats, des réseaux constitués, d’individus isolés. Nous ne pouvons absolument pas maitriser matériellement et humainement toutes ces possibilités !

"Flux de réfugiés, attaques obliques de Daesh, cibles stratégiques multiples..., les policiers doivent être mobilisés en permanence, l'usure gagne les personnels". 

LPLD.fr : Quelle priorité est donnée aux forces de police en France au lendemain des attentats de Bruxelles notamment à nos frontières?
 
Ch.Rouget : Le problème est bien là. Les priorités sont multiples, car les risques sont protéiformes. Flux de réfugiés, attaques obliques de Daesh, cibles stratégiques multiples. Les priorités se succèdent, les policiers doivent être mobilisés en permanence, l'usure gagne les personnels. 

 

LPLD.fr : Y-a-t-il en France ces fameuses zones de non-droit que certains appellent territoires perdus de la république tels que Molenbeek en Belgique,  ne pensez-vous pas que les risques aujourd'hui  (filières djihadistes), sont concentrés dans ces villes de banlieue, y-a-t-il des minis Molenbeek français dans notre pays?

Ch.Rouget : Si on veut faire de la communication facile, il suffit de dire que les Molenbeek sont nombreux en France, mais la  plupart des gens qui parlent de cela ne sont ni allés à Molenbeek, ni dans ces quartiers ou se concentrent toutes les difficultés sociales, économiques et communautaires. Nous policiers, nous travaillons au quotidien dans les territoires les plus difficiles de la république, nous sommes confrontés à la délinquance , au communautarisme qui gagne du terrain, aux trafics souterrains qui gangrènent des quartiers.

Nous connaissons ces territoires et n’avons cessé de tirer les signaux d’alarme ces dernières années. Les services de renseignements ont depuis longtemps dénoncé les problèmes de radicalisation, la porosité avec le banditisme. Qui a voulu les entendre ? Nous sommes victimes soit de l’angélisme de certains ou de la stigmatisions d’autres. La sécurité a été trop instrumentalisée,  mais comme toujours c’est la choc de réalité qui conduit les pouvoirs publics à apporter des réponses alors que nos gouvernements devraient anticiper la sécurité  de demain.

  

LPLD.fr : Auditionné à l'Assemblée en décembre 2013, le général de gendarmerie Bertrand Soubelet dénonçait un manque de sécurité, un laxisme judiciaire et pénal. Le constat que ce général de gendarmerie fait aujourd'hui "est à peu près identique parce que pas grand-chose n'a évolué sauf que depuis les attentats du 13-novembre, un certain nombre de décisions ont été prises" déclare-t-il. Votre constat est-il identique?

Ch.Rouget : La théorie du laxisme général est bien connue. Est-elle vraie pour autant ? L’essentiel est de savoir comment répondre avec efficacité aux nouveaux défis  sécuritaires. Depuis l’affaire Merah, les lois, les annonces ne cessent de se succéder pour rattraper le retard considérable pris, tant en matière de moyens législatifs, financiers, humains. Néanmoins entre le temps de l’annonce politique et la mise en place effective des mesures, le temps lié aux contraintes administratives et techniques est bien long. Le temps politique et médiatique est différent de celui de la réalité  de terrain. Si l’idée simple qui  consiste  à penser que  durcir la réponse judiciaire et pénale garantit une meilleure sécurité dans un pays était avérée, tous les pays l’appliqueraient et il n’y  aurait pas de débats politiques ! C’est tout  même plus complexe que ce que certains assènent sur les plateaux de télévision… Il faut une révolution judiciaire sans doute, une simplification radicale de la procédure pénale, une justice plus  rapide avec des moyens financiers à la hauteur de notre pays. Il nous faut repenser notre sécurité de fond en comble, fusionner police et gendarmerie pour mettre un terme aux concurrences stériles et à la gabegie financière qui paralyse notre action.       

la multiplicité des services et des coordinations occasionnent structurellement des ralentissements dans la circulation des informations et occasionnent une déperdition...c’est inévitable"

LPLD.fr : Nous sommes en droit de nous poser la question concernant les échanges de renseignements entre pays, au sein de l'espace Schengen,  le renseignement via Europole a-t-il fonctionné ?

Ch.Rouget : Le service de renseignements collabore et travaillent bien ensemble, de mieux en mieux même. Malheureusement, la multiplicité des services et des coordinations occasionnent structurellement des ralentissements dans la circulation des informations et occasionnent une déperdition, c’est inévitable! La priorité est d’abord d’unifier nos services de renseignements et de simplifier les structures en France. Commençons déjà par notre pays, les autres suivront inévitablement. 

 

LPLD.fr : L'échange de renseignements reste compliqué entre les États qui tiennent à préserver leur souveraineté. En novembre, la question d'une Agence européenne du renseignement a ainsi été à nouveau posée par le commissaire européen aux affaires intérieures, qu'en pensez-vous? 

Ch.Rouget : Dans un monde idéal, ce serait parfait.  Faut-il que cette agence ne soit pas une nouvelle coquille vide ou une structure administrative complexe qui ralentisse encore davantage une collaboration rendue difficile par l'accumulation de strates et structures.

 

LPLD.fr : Ou en est concrètement la loi renseignement décidé au lendemain de l'attentat de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher avec ce nouvel attentat en Belgique, nos services avaient-ils des craintes d'attentats imminents ?

Ch.Rouget : La loi sur le renseignement rentre petit à petit en application concrète, et les divers plans de renforts annoncés commencent à se faire sentir dans les services. Il faudra encore du temps pour optimiser l'ensemble . Il nous faut aussi organiser des retours sur expérience systémique concernant les nouveaux textes législatifs . En effets, des effets pervers apparaissent, et il convient de les corriger rapidement. Ainsi l'urgence n'existe plus dans les services de renseignement. Les process internes sont tellement complexes et lourds que de nombreuses opérations de police ne peuvent plus être réalisées dans des délais très courts. Il faut rapidement corriger cela, simplifier les procédures et favoriser les contrôles  a posteriori et non pas en amont des enquêtes.

 

LPLD.fr : Des hommes et des femmes désertent actuellement le groupe Etat islamique, pourtant, on en entend très peu parler...pourquoi?

Ch.Rouget : La loi du monde médiatique sans doute… C'est en effet une réalité,  beaucoup lorsqu'ils le peuvent, quittent Daesh. nous sommes dans une guerre de communication et les états devraient effectivement utiliser davantage ces "repentis"

 

LPLD.fr : Pourquoi l'Europe néglige-t-elle cette source d'information dans sa lutte contre le terrorisme ?

Ch.Rouget : les services de renseignements ne les ignorent pas…

 

LPLD.fr : Le PNR Passenger Name Record est évoqué une fois de plus comme après chaque attentat, pourquoi ce blocage au niveau européen et au sein même de nos institutions, selon vous? 

Ch.Rouget : La démocratie notamment lorsqu'elle est transnationale est souvent lente. L'histoire, les intérêts économiques et des visions de la sécurité différentes constituent un cocktail peu favorable aux évolutions rapides.

"...le Pnr n'est pas la solution magique. Nous avons des surfaces maritimes et terrestres immenses et sommes noyés dans une multitude de pays... les zones de combats et de djihad sont aux portes de nos frontières européennes".

LPLD.fr : Le vote au Parlement européen a d'ailleurs été une nouvelle fois ajournée et repoussé au mois d'avril ou mai prochain, combien d'attentats faudra-t-il encore pourquoi l'Europe bloque-t-elle le Pnr?

Ch.Rouget : C’est une bonne question, je n’ai pas la réponse. Parfois le pragmatisme, le bon sens semble échapper aux responsables publics. C'est d'autant plus regrettable que le Pnr n'est pas la solution magique. La France et l'Europe sont bien différentes des États-Unis au niveau géographique. Nous avons des surfaces maritimes et terrestres immenses et sommes noyés dans une multitude de pays. De plus, les zones de combats et de djihad sont aux portes de nos frontières européennes. C'est l'ensemble des transports qui doivent être surveillés: trains, bateaux, bus internationaux. Le Pnr aérien ne suffira pas, il faut en être conscient. Il faut un système de même nature pour tous les autres  transports.

  

LPLD.fr : Plusieurs perquisitions en Belgique et en France à Argenteuil actuellement laissent apparaitre que beaucoup de ces planques servent à entreposer des substances chimiques utilisées pour la fabrication de bombes, n'y a-t-il pas un moyen en amont de surveiller l'achat de ce type de substances ?

Ch. Rouget : Il y a sans doute des possibilités d'améliorer cette surveillance spécifique, mais cela est difficile, car pris séparément ces substances basiques ne sont pas dangereuses et sont proposées dans de nombreux autres secteurs économiques . 

 

LPLD.fr : Comment interprétez-vous le retournement de stratégie de l'avocat de la défense de Salah Abdeslam qui souhaite désormais que son client quitte le sol belge le plus rapidement possible pour être entendu en France?

Ch.Rouget : Une instruction est en cours avec des éléments que nous ne connaissons pas. Il est difficile de commenter ces changements. Pour les policiers et magistrats français, l'important est de pouvoir poursuivre l'enquête en France le plus rapidement possible .

"...il n’est pas certain que Salah Abdeslam ait connaissance de beaucoup d’éléments. Ces réseaux sont souvent fragmentés et  les connaissances de leurs auteurs finalement faibles…"

LPLD.fr : Qu'attendez-vous de la récupération par notre pays du suspect n°1  Salah Abdeslam,  pensez-vous qu'il apportera un éclairage substantiel sur les attentats qui ont frappé notre pays depuis plus d'un an?

Ch.Rouget : C’est toujours difficile de savoir qu’elle va être le comportement d’une personne qui va très certainement passer le restant de ses jours en prison. Il passera par des phases psychologiques différentes, mais il faut espérer qu’il communiquera des informations qui permettront de mieux décrypter son réseau, ses motivations, son parcours. Néanmoins, il faut rester prudent, car il n’est pas certain que Salah Abdeslam ait connaissance de beaucoup d’éléments. Ces réseaux sont souvent fragmentés et  les connaissances de leurs auteurs finalement faibles. Nous ne sommes pas forcement dans une structure verticale avec des schémas d’organisation très précis .  

 

LPLD.fr : Les sujets de la perpétuité réelle pour les terroristes sont évoqués ces derniers jours, qu'en pensez-vous?

Ch.Rouget : Le rôle du policier est d’interpeller des individus et de le présenter à la justice. C’est au citoyen, par son vote, de choisir sa vision de la politique pénale. C’est donc un débat politique où chaque policier ou chaque citoyen peut avoir un avis différent. Aujourd’hui, l’opinion publique au lendemain de ces attentats criminels n’accepterait  pas de voir relâcher des terroristes. Qu’en sera-t-il dans trente ans ? Quel sera alors le climat politique national et mondial ?

 

LPLD.fr : Certains élus  souhaiteraient que l'Europe renforce ses contrôles aux frontières en utilisant la biométrie afin de permettre de lutter efficacement contre l'utilisation de "vrais-faux passeports" fabriqués par Daesh à partir de documents vierges récupérés en Irak et en Syrie, que pensez-vous de ce type de proposition?

Ch.Rouget : tout ce qui peut favoriser un meilleur contrôle doit être utilisé . La biométrie en fait partie et elle est en plein développement .

 

LPLD.fr : Quelle est l'urgence principale pour vous aujourd'hui au lendemain de ces attentats ?

Ch.Rouget : Il est urgent d'avoir une réaction de la société dans son ensemble pour lutter contre les divers phénomènes de radicalisation. La réponse ne peut être seulement policière. Au niveau de la sécurité, il faut que l'on écoute les professionnels, policiers et magistrats pour améliorer tout le fonctionnement de la chaîne pénale. Au ministère de l'Intérieur, il nous faut mettre en œuvre un vrai choc informatique. Tous les jours, des milliers d'heures de travail sont perdus à cause des dysfonctionnements de la très couteuse Plateforme Nationale des Interceptions Judiciaires (PNIJ) logiciel de rédaction de procédure ou du  logiciel Cheops* et ses nombreux couacs . Il nous faut procéder à une simplification administrative massive, supprimer les tâches indues et enfin sortir des conservatismes en créant à terme une seule force de sécurité. 

  

Pour en savoir +...

*Cheops : Acronyme du système de Circulation hiérarchisée des enregistrements opérationnels de la police sécurisée, Cheops a été créé en 2001. Il permet de mettre en commun différents fichiers et systèmes de surveillance utilisés par la police et la gendarmerie, comme le Système de traitement des infractions constatées (Stic), le fichier des personnes recherchées, ou encore celui des renseignements généraux. Ils sont détaillés dans le rapport de la commission sur le contrôle des fichiers de police, menée en 2008 par le professeur de criminologie Alain Bauer.  Lorsqu'un policier souhaite contrôler un passeport, il entre alors l'identité dans le logiciel Cheops, qui signale si la personne est fichée. Mais en cas de panne, l'officier est en quelque sorte aveugle rendant le logiciel obsolète.

EXCLUSIVITÉ LPLD.fr : Rachid Zouhhad revient en détail sur la plainte d’ANTICOR, la décision du Conseil disciplinaire de L’Université Paris 13, sur l’état d’avancement de ses plaintes ainsi que sur les différentes anomalies et dysfonctionnements divers que M. Mayol n’a jamais évoqués.

 

Acte VI partie I« Les accusations de Samuel Mayol de plus en plus contredites par les résultats de récentes investigations »

Propos recueillis par Cédrik Viala

Compte à rebours des présidentielles 2017

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