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Cedrik Viala

Cedrik Viala

‎Journaliste/Reporter indépendant, Directeur de la rédaction du site L'oeil Pour Le Dire (LPLD) http://www.lpld.fr

INTERVIEW exclusive: Christophe Rouget commandant de police, membre du syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI)


LPLD.fr : Que nous indiquent les attentats parisiens perpétrés vendredi 13 novembre dans le mode opératoire des terroristes bien différents des précédents attentas, où en est l’enquête aujourd’hui?

Christophe Rouget : Il s’agit cette fois d’individus européens partis s’entraîner sur le territoire syrien, et une fois formés là-bas par l’organisation terroriste Daesh, ils sont renvoyés dans un pays européen voisin, proche du pays ciblé en l’occurrence la France. Ils agissent ensuite par le biais d’une attaque oblique, munis de faux passeports volés ou récupérés sur des combattants morts ou des individus partis en Syrie. Une fois revenus en Europe en Belgique ou en Espagne ils peuvent s’attaquer à un autre pays, puisqu’une fois à l’intérieur de l’espace Schengen, ils n’ont pas subi de contrôles aux frontières. On voit bien ici que Daesh avec sa nouvelle stratégie a su profiter des nombreuses failles de cette Europe dépourvues de frontières et donc d’exploiter le manque significatif de coopération entre les différents services de renseignements européens notamment au niveau transfrontière!

Il faut remonter aux élections organisées en mai 2012 pour recruter le nouveau chef de département auxquelles s’est présentait Rachid Zouhhad face à Vincent Godener. C’est à ce moment qu’a démarré la scission et constitué des clans. Samuel Mayol encourageait l’un et l’autre des candidats d’ailleurs, comble de l’ironie il avait même encouragé Rachid Zouhhad à se présenter. Rachid Zouhhad a gagné le poste de directeur du département TC et là il y a eu clash immédiat. J’ai compris finalement que Samuel Mayol ne voulait pas de lui, et quelques mois après, il organise l’élection au conseil du département, et là cela a été la bérézina.

La rentrée universitaire est l’une de trop dans cette ambiance délétère que de plus en plus d’enseignants vivent très mal. Certains se sentant pris au piège, voire en otage par une guerre intestine qui ne veut pas dire son nom. Pour ces profs ce n’est plus possible de continuer ainsi, ils aspirent même à quitter leur poste dès que l’opportunité se présentera à eux. On voudrait tuer ce département et à terme l’IUT Paris XIII dans son ensemble que l’on ne s’y prendrait par autrement! Robert Noumen est l’un d’entre eux et supporte de moins en moins l’ambiance nauséabonde qui règne depuis bien trop longtemps au sein de l’IUT. Cela fait des mois qu’il subit sans sourciller les évènements qui polluent l’IUT pour lequel il travaille depuis plus de 7 ans maintenant ! Chaque matin, comme beaucoup d’autres, c’est la boule au ventre qu’il se rend sur le campus en espérant qu’un nouveau rebondissement n’ait lieu. Mais plus de deux mois depuis la rentrée universitaire, les allégations incessantes de la direction accusant sans relâche l’un des leurs de tous les maux, continuent chaque semaine, et pour lui cette fois s’en est trop!

PETITE CHRONOLOGIE D’AUTOMNE…

Cela fait maintenant plus d’un mois et demi que la rentrée universitaire a eu lieu à l’IUT de Saint-Denis, et il faut avouer que ces cinq semaines auront été bien au-delà de toutes les prévisions de Rachid Zouhhad qui n’en revient toujours pas. Notez plutôt; dès le 26 août Samuel Mayol recevait un SMS menaçant qu’il relayait aussitôt dans les médias, puis il revêt un nouveau costume, celui cette fois de lanceur d’alertes auprès de l’association Anticor, crée par le juge Éric Alphen dans les années 2002, et dont le sacerdoce est la lutte contre la corruption, notamment le gaspillage d’argent public. Puis c’est une nouvelle agression physique dont aurait été victime Samuel Mayol lors d’une promenade nocturne en compagnie de son chien, a nouveau relayait le lendemain matin par un média numérique. Quelques jours plus tard, une chaine d’information continue exerce une attaque en règle à l’aide d’un quatuor de procureurs, dont l’animateur, faisant face à un président d’université, pris au piège, incapable de répondre aux reproches qui lui sont faits en direct sur le plateau. Et puis c’est l’apothéose, une dépêche AFP tombe quelques jours plus tard, mettant en cause la bonne foi du directeur de l’IUT qui aurait été filmé à son insu, « la main dans le sac » en train de déposer plusieurs tapis de prière dans le fameux local jouxtant le bureau des sports, fermé depuis plusieurs mois…Ouf n’en jetez plus… On est en droit de se demander jusqu’où cette affaire ira-t-elle, et dans quel état d’esprit les enseignants et surtout les étudiants peuvent-ils encore se rendre chaque jour à l’IUT ? En attendant le dénouement de ce véritable thriller, il n’y a plus à espérer que les inspecteurs de l’IGAENR puissent travailler malgré tout dans la sérénité, afin de rendre public leur rapport qui permettra de connaître une issue finale à cette affaire qui n’a que trop duré. Cedrik Viala

C’est l’ensemble des policiers, commissaires, officiers, gradés et gardiens qui vont se rassembler dans un contexte où jamais il n’y a eu tant d’agressions envers les policiers. Car 20 policiers par jour sont victimes de violences !Les policiers qui n’ont pas le droit de grève vont se réunir dans la dignité. Le SCSI refuse d’ailleurs toute polémique stérile contre la justice ou instrumentalisation politique du mouvement. Il est grand temps que des décisions législatives restaurent l'autorité des forces de l'ordre, représentantes de l'État, et que des mesures soient prises pour faire cesser les dysfonctionnements de la justice et du transfert toujours plus grand de charges indues (extractions, gardes à l'hôpital, actes judiciaires) vers les forces de l’ordre. Il est également grand temps que les professionnels de la sécurité intérieure soient entendus par l’ensemble des pouvoirs publics qui n'ont cessé depuis des années de se conformer aux directives européennes porteuses, certes de droit légitimes, mais aussi de contraintes exponentielles pour les policiers de terrain. Aujourd’hui, face à une menace terroriste globale et permanente et devant la fatigue grandissante de policiers mobilisés sur tous les fronts, l’heure est venue de réformer en urgence une procédure pénale chronophage et de recentrer, par tous les moyens, les forces de l’ordre sur leur cœur de métier.

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