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"APRES TROIS ANNEES DE PRIVATION DE TRAVAIL, JEROME MORIN RETROUVE SON PLACARD…!".

Voici le lieu de travail de Jérome Morin qui semble une nouvelle fois mis au placard, au sens propre comme au figuré! Sur la photo,  la petite porte blanche sur la gauche correspond aux archives de la mairie de Pontault-Combault. Avec une grille de cette taille, impossible de s’échapper ! (Crédit D.R) Voici le lieu de travail de Jérome Morin qui semble une nouvelle fois mis au placard, au sens propre comme au figuré! Sur la photo, la petite porte blanche sur la gauche correspond aux archives de la mairie de Pontault-Combault. Avec une grille de cette taille, impossible de s’échapper ! (Crédit D.R)

C’est un évènement, et de taille. Après trois longues années sans travail ni droit au chômage, Jérôme Morin, auteur du livre humoristique « On ne réveille pas un fonctionnaire qui dort », a repris du service ce premier décembre 2015. Cette reprise, normalement prévue pour le 1er juin 2016, a été imposée à Monique Delessard, maire PS de Pontault-Combault, par le tribunal administratif de Melun. En juillet dernier, celui-ci avait annulé purement et simplement le conseil de discipline ainsi que la sanction prononcée contre le fonctionnaire-écrivain. Une décision "coup de massue" que la mairie a bien été obligée de digérer et de mettre à exécution, notamment, en trouvant rapidement un poste disponible pour cet employé victorieux, mais au combien indésirable. Mais de quoi se plaignait Jérôme Morin au juste?

L’employé avait publié son livre pour dénoncer une sordide placardisation dans un service municipal des archives poussiéreux. Cette injustifiable mise au placard faisait suite à deux années de harcèlement moral venant d’une petite chef tyrannique et inhumaine, bien connue des services de la ville de Pontault-Combaut. Une enquête administrative avait alors été menée au sein des services municipaux pour démontrer la bonne foi de la mairie. Enquête qui a curieusement disparu depuis. Mystère… Peut-être se trouve-t-elle aux archives de la ville ?

La mairie, qui subit depuis trois ans le déballage médiatique causé par ce livre, subissant en permanence son employé s’épanchant dans les médias pour parler de son mal-être, a donc bien été obligée d’accuser le coup et d’organiser le retour de ce dissident si problématique.

Mais que faire de lui ? Quel poste lui octroyer sans que cela ne déclenche à nouveau une polémique ? La maire a dû réfléchir longuement… très longuement. Aurait-elle trouvé la solution miracle ? Peut-être a-t-elle compris la leçon, la souffrance de cet homme et son geste littéraire exutoire ?

Après ces trop longs mois d’enfer, de lutte et de médiatisation… d’un combat contre les institutions pour dénoncer l’argent jeté par les fenêtres, les magouilles des élus et l’immobilisme total de la fonction publique, Jérôme Morin apprenait fin novembre le lieu de sa nouvelle affectation pour sa rentrée du 1er décembre. Surprise totale ! Il retourne à son point de départ; au service des archives. Bravo!

La mairie de Pontault-Combault, par le biais de l’intercommunalité, toute puissante, n’a pas trouvé meilleure idée que de replacardiser Jérôme Morin dans les mêmes conditions que celles l’ayant amené à écrire son livre. Espère-t-elle un nouvel ouvrage ? La publicité provoquée par le fonctionnaire est-elle finalement appréciée par la ville ? Après tout, on n’a jamais autant parlé de Pontault-Combault que depuis la sortie de ce livre !

Mais non, pas du tout en fait. Madame la maire est bien plus «maline» (ne mettons pas de « g » avant le « n ») qu’il n’y parait. Certes, Jérôme Morin retourne aux archives, mais pas à Pontault-Combault. Non, il fallait s’en débarrasser. Il est donc mutualisé, traduisez « prêté », à l’intercommunalité de la Brie Francilienne, grosse structure inutile (vous comprendrez plus bas) regroupant les villes de Pontault-Combault et de Roissy en Brie, sa petite voisine. Ainsi, l’employé de mairie demeure sous la responsabilité, le joug, de son bourreau passé, mais se retrouve expatrié à quelques kilomètres de là, afin d’assurer la tranquillité des élites de Pontault-Combault.

Magnifique stratégie, moyen idéal de transformer un calvaire local en enfer d’expatrié.
Mais ce n’est pas tout. Car Jérôme Morin pourrait se croire enfin tranquille, loin de cette mairie, de ses cadres tyranniques, et croire à une possible renaissance professionnelle. S’investir de nouveau dans un environnement vierge ? Se motiver pour espérer le redémarrage d’une carrière durement stoppée ?

Que nenni. Comme si l’expatriation ne suffisait pas, Jérôme Morin a appris, le jour de son arrivée que l’intercommunalité de la Brie Francilienne était prévue pour être dissoute au….. 1er janvier 2016 ! Dissoute pour être absorbée et se transformer, en ce que l’on appelle dans la presse aujourd’hui une « super intercommunalité » qui s’appellera « Paris Vallée de la Marne ». Une mégastructure de taille inhumaine, englobant presque 250 000 habitants.

Quel coup de maître pour Monique Delessard ! Réintégrer Jérôme Morin pour le promettre à un avenir incertain, pour ne par dire sans espoir, un mois seulement après sa reprise de fonction. Que va-t-il devenir ? Personne ne le sait. Tout ce qui compte, c’est qu’il soit loin, sans réel avenir. Peste soit de la souffrance au travail quand on ne souffre soi-même d’aucun souci, enfin presque. Rappelons que Monique Delessard est toujours dans l’attente d’un procès aux assises. Depuis 2011, son procès aux assises est passé aux oubliettes (cf : COMMENT UN PROCÈS AUX ASSISES D’UNE ÉLUE DE LA RÉPUBLIQUE PEUT-IL SE VOLATILISER DANS LA NATURE…? MODE D’EMPLOI).

Mais cette fine stratégie, presque diabolique, n’a pas fonctionné comme prévu. Une boulette magistrale de Jean-Claude Gandrille, président de l’intercommunalité, a tout fait capoter. La maire a dû s’en arracher les cheveux.

Alors qu’il se rendait depuis une semaine à Roissy en Brie, Jérôme Morin découvre un article du Parisien de Seine et Marne titrant « Jérôme Morin reprend du service à Roissy en Brie ». Un petit article, tout de même à la une du journal, simple et annonçant la reprise de travail du fonctionnaire. Un article anodin certes, mais aux conséquences démesurées.

Quand le maire républicain de Roissy-en-Brie a découvert le jour même cet article, il lui a fortement déplu! Pourquoi ? Parce que le président de l’intercommunalité, Jean-Claude Gandrille a tout simplement oublié le prévenir de l’arrivée de l’écrivain dans les locaux de sa mairie. Une erreur stratégique et politique de taille. Déjà que les relations étaient tendues entre les deux villes aux sensibilités politiques opposées, cet oubli allait générer un clash de trop.

À peine l’article lu par François Bouchart le maire de Roissy-en-Brie, le téléphone était décroché pour appeler le fautif et lui faire comprendre la surprise et le mécontentement que suscitait cette nouvelle publiée dans le premier journal de Seine et Marne. Ce fut alors la panique générale à Pontault-Combault et à la Brie Francilienne. Il fallait éviter à tout prix que la situation ne s’envenime. Que faire ? Jérôme Morin semblait ravi de pouvoir enfin travailler dans un nouvel environnement.

Peste soit du respect de l’employé, ces considérations ne rentrent pas en ligne de compte quand un président d’intercommunalité réfléchit. La décision fut prise dans la journée. Jérôme Morin, sur décision arbitraire de Jean-Claude Gandrille et sans qu’aucune instance hiérarchique ou syndicale ne soit consultée, était manu militari réaffecté aux archives dans les locaux de Pontault-Combault. Retour à la case départ pour l’employé. Cette décision hâtive et surprenante enfreint toutes les règles de déontologie et de management, mais il semblerait qu’à Pontault-Combault, ces termes n’existent pas.

Jérôme Morin se rend donc tous les matins dans le local des archives, à 100 mètres des locaux de la mairie de Pontault-Combaut. Tel est le destin d’un lanceur d’alertes en France aujourd’hui. Malgré deux non-lieux prononcés lors de ses mises en examen ; malgré la décision du tribunal administratif de Melun d’annuler les sanctions prononcées par la ville à son encontre, Jérôme Morin est contraint de subir de telles situations, conséquences de décisions prises par des petits politiciens aux pouvoirs locaux sans limites, utilisant les deniers publics pour satisfaire leurs égos et leurs besoins stratégiques.

Personne ne réagit, surtout pas les syndicats de la ville, pleinement soudoyés et silencieux, effrayés à l’idée de s’investir dans cette histoire, soucieux de perdre leurs avantages. Il est vrai que beaucoup d’entre eux, encore militants il y a quelques années, sont désormais à des postes de cadres à la mairie de Pontault-Combault. Certains ont même osé participer à la campagne des municipales, sans se cacher, en faveur de Monique Delessard, de quoi donner des frissons au plus fervent et honnête des syndicalistes. Les syndicats de Pontault-Combault sont sans doute les pires des contrefaçons et pourraient être qualifiés de réels vendus si quelques rares éléments ne venaient pas sauver, la triste image que nous offrent la CGT et la CFDT.

La presse quant à elle, reste très discrète, excepté l’article du Parisien. Alors, face à ce silence, nous avons cherché à joindre Jérôme Morin, pour savoir dans quel état d’esprit il était, comment il vivait cette délocalisation-relocalisation éclair et cette nouvelle épreuve. Ça n’a pas été facile de le joindre ni de le convaincre. Pas de vague, il attend. Le tribunal de Melun a ordonné un jugement, charge à la mairie de le mettre à exécution. L’année passée en mise à pied doit être réintégrée à sa carrière, son ancienneté, ses échelons, sa retraite… En attendant, il souhaite rester le plus discret possible. C’est surtout au sujet de ses salaires non perçus que tout va se jouer, car sachez-le, chers lecteurs, même si une mise à pied est annulée, le maire n’est apparemment pas dans l’obligation de rembourser les salaires de l’employé injustement condamné. C’est beau l’administration dans ce pays ! Il est donc possible d’être privé (voire puni), interdit de travail, et de ne pas pouvoir prétendre à remboursement en cas d’annulation.

Jérôme Morin attend donc de voir si Monique Delessard va accepter ou non de lui payer son dû, et pour ne prendre aucun risque, en signe d’apaisement, il garde le silence.

L’homme reste serein, mais combatif face au mur. Prêt à se calmer du moment que les règles sont respectées, prêt à relancer la machine si on lui manque de respect. Ce qui résume bien toute cette histoire depuis le début. La mairie de Pontault-Combault lui doit 13 mois de salaires, soit près de 18.000€ d’après nos estimations par rapport à son grade. le prix à payer pour la tranquillité ? Tout ceci ne sera donc qu’une affaire d’intelligence, de stratégie bien menée, surtout quand on sait que si M. Morin attaque au tribunal pour avoir gain de cause, il pourra alors également prétendre à d’importants dommages et intérêts en dédommagement du préjudice subit. Reste à savoir ce que décidera la mairie de Pontault-Combault qui, quelle que soit sa décision, ne pourra plus accuser à tort et à travers M. Morin » !

Pour l’heure, une semaine après sa reprise, l’employé champion de France de la sanction administrative reste donc muet dans la presse. Muet pour l’instant ou définitivement ? Quoi qu’il en soit, il est devenu une bombe à retardement dont le détonateur est dans les mains de Monique Delessard et de son équipe.

Larry Postela

Lanceur d'alerte

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