Flash Info :
NOUVEAUTE: L'ŒIL POUR LE DIRE ÉVOLUE POUR MIEUX VOUS INFORMER AVEC UNE NOUVELLE ÉQUIPE ET DE NOMBREUSES AUTRES NOUVEAUTÉS À VENIR POUR TOUJOURS PLUS D'INFORMATION EN 2017


« ET LES LANGUES SE DELIENT…AU SEIN DU CORPS ENSEIGNANT » ACTE III

Camal Gallouj en juin 2014 lors d'un colloque en Algérie organisé par Paris XIII et l'école Polytechnique d'Oran sur le thème du développement du secteur tertiaire dans les pays émergents... (Crédits : D.R.) Camal Gallouj en juin 2014 lors d'un colloque en Algérie organisé par Paris XIII et l'école Polytechnique d'Oran sur le thème du développement du secteur tertiaire dans les pays émergents... (Crédits : D.R.)

Interview exclusive LPLD.fr

POINT DE VUE D’UN ENSEIGNANT SUR LA SITUATION DE L’IUT DE SAINT-DENIS

 

« Le président Salzmann a refusé la protection fonctionnelle…à monsieur Mayol, …il sait que cette affaire ne sent pas bon ! » Camal Gallouj*

Propos recueillis par Cedrik Viala

LPLD.fr : Quelles sont, selon vous, les origines de toute cette affaire?

Camal Gallouj : Il faut remonter aux élections organisées en mai 2012 pour recruter le nouveau chef de département auxquelles s’est présentait Rachid Zouhhad face à Vincent Godener. C’est à ce moment qu’a démarré la scission et constitué des clans. Samuel Mayol encourageait l’un et l’autre des candidats d’ailleurs, comble de l’ironie il avait même encouragé Rachid Zouhhad à se présenter. Rachid Zouhhad a gagné le poste de directeur du département TC et là il y a eu clash immédiat. J’ai compris finalement que Samuel Mayol ne voulait pas de lui, et quelques mois après, il organise l’élection au conseil du département, et là cela a été la bérézina. Toute l’équipe de Rachid Zouhhad est passée.À ce moment-là, il prenait tout le contrôle du département au grand désespoir du clan MAYOL. C’est à ce moment précis que démarrent tous les problèmes. Le premier d’entre eux est symbolisée Marie Hélène Vigliano que Rachid Zouhhad congédie, car celle-ci n’accepte pas d’appliquer les nouvelles directives qu’il a décidé de mettre en place pour le département.

LPLD.fr : Cette histoire de « misogynie islamiste » dont serait coupable Rachid Zouhhad est en fait totalement farfelue?

Camal Gellouj : Absolument. En fait, c’est uniquement une question d’autorité et d’application de consignes. Quelques mois plus tard, le même problème se pose avec une autre personne, Émilie Berger, une très bonne amie de Samuel Mayol, Prof de Lycée, une nouvelle fois sur un différent technique. En réalité toute la conséquence de ces différents est étroitement liée avec le fait que tous les gens qui refusent d’appliquer les directives de la politique pour le département de Rachid Zouhhad, sont tous des individus qui se sont présentés contre lui et n’acceptent pas qu’il soit à la tête du département TC, un point c’est tout ! Le fait qu’il ait remercié deux femmes est une coïncidence. Que certains aient pu transformer cela par de la misogynie et de l’islamisme mal placé est de la pure malhonnêteté intellectuelle, doublée de mensonges caractérisés. Deux femmes ont été congédiées et non toutes les femmes du département, comme aime le faire croire le clan Mayol depuis le début ! La plupart des soi-disant preuves ont été apportées après la destitution de Rachid Zouhhad. Samuel Mayol les a constitués après coup, y compris par la contrainte, avec convocation et intimidation de certains enseignants dans son bureau, car il faut avouer que la majorité des professeurs de Lycée sont sous la domination de Samuel Mayol car de lui seul dépend leur l’avancement.

« …le dossier de Rachid Zouhhad était vide…il n’a pris d’épaisseur que par ce que l’on y a joint la problématique islamiste…».

Quant au fait que Rachid Zouhhad soit accusé d’être un islamiste alors là, c’est le comble du ridicule, franchement ! Tous ici savent très bien qu’il est athée qu’il boit de l’alcool bref, qu’il n’y a pas plus laïc, ils se sont vraiment trompés de cible…
Je maintiens que le dossier de Rachid Zouhhad était vide et qu’il n’a pris d’épaisseur que par ce que l’on y a joint la problématique islamiste afin que cela intéresse les médias surtout au lendemain des attentats de janvier dernier.

LPLD.fr : Qu’avez-vous à dire sur le communautarisme qui règne depuis plusieurs mois à l’IUT ?

Camal Gallouj : Samuel Mayol a islamisé l’ambiance à l’IUT et ainsi provoqué des troubles qui ont bien évidemment intéressé les médias qui recherchent le sensationnel à n’importe quel prix, y compris celui de salir des personnes. Peu importe si l’on participe à masquer la vérité notamment avec la pseudo salle de prière et la vente de sandwiches halal par une association qui n’a rien a voir avec une guerre de religion au sein de l’IUT. Il s’agissait simplement d’une histoire de business entre le Crous, organisme qui gère les restaurants universitaires, qui a porté plainte auprès de la direction de l’IUT contre les quelques étudiants qui pour gagner un peu d’argent vendaient des sandwiches halal bien moins chers que ceux de la cafétéria de l’IUT, située juste à quelques mètres. C’est affaire est purement commerciale, l’islamisme n’a strictement rien avoir ici. C’est fou comment cet homme a instrumentalisé notre IUT à des fins personnelles !

LPLD.fr : Vous auriez été témoin d’étranges propos de Samuel Mayol, lors d’un déjeuner avec l’une de vos collègues, Marie Hélène Vigliano, quelques semaines avant sa première agression ?

Camal Gallouj : Sur l’agression survenue en avril 2014, j’ai ma petite idée. Il faut remonter au 20 mars 2014, nous déjeunons avec Samuel Mayol et son assistante, Marie-Hélène Vigliano dans un restaurant japonais «le Sushi» aux abords de l’IUT. Ce déjeuner organisé à mon initiative suite aux problèmes rencontrés au sein de l’IUT, notamment avec Rachid Zouhhad, est pour le moins étrange après coup ! Pendant ce déjeuner, j’exprime mon inquiétude sur l’ambiance déplorable qui règne à l’IUT depuis plusieurs mois.

« …j’apprends qu’il était à l’IUT dès le lendemain matin de son agression et qu’il n’avait strictement rien, là je pense immédiatement que cette agression est totalement bidon ».

Samuel Mayol me répond de ne pas m’inquiéter et m'affirme que cette affaire allait se tasser rapidement. Il me précise ensuite que la police a mis sur écoute un certain nombre de personnes de l’IUT, et que nous allions donc vite savoir d’où viennent les problèmes. Il me précise également que la police lui a vivement conseillé de quitter son appartement avec sa famille dans les prochains jours, car il risque d’avoir de gros ennuis. Sur le moment, je ne crois pas un piètre mot de tout ça, et j’oublie très vite ses allégations...

LPLD.fr : Comment avez-vous réagi quand l'agression présumée de Samuel Mayol s'est produite quelques semaines après ce déjeuner?

Camal Gallouj : Quand j’apprends l’agression de Samuel Mayol, à peine deux mois après notre déjeuner, tout me revient en mémoire et je me pose immédiatement des questions.
Quand ensuite j’apprends par sa secrétaire et amie, Marie Hélène Vigliano, qu’il était présent à l’IUT dès le lendemain matin de son agression et qu’il n’avait strictement rien, là je pense immédiatement que cette agression est totalement bidon. Car se faire agresser par deux hommes laisse des traces, aussi bien physiques que morales et aucune victime d’une telle agression ne se rendrait à sont travail comme si de rien, n’était, dès le lendemain matin! Rien n’est cohérent dans cette histoire, pas de témoins, pas de traces de coups, de lutte, etc. Il prend sa voiture après s'être fait tabasser, rentre chez lui au lieu d’appeler les secours et d’attendre la police sur les lieux de son agression, puis va ensuite porter plainte près de son domicile! Qui peut croire à une telle histoire ?
Pour moi Samuel Mayol ne peut plus reculer, il a choisi une trajectoire depuis plusieurs mois et semble être obligé de s’y tenir. Je pense que pour lui ce n’est plus tenable aujourd’hui et que les erreurs ne vont pas tarder à se manifester! Les tricheurs ne sont vraiment pas ceux que l’on croit ici, j’en suis désormais persuadé !

« Samuel Mayol n’hésite pas à affirmer que grâce à son intervention, il n’y a pas eu détournement ! »

LPLD.fr : Comment tout cela va-t-il finir selon vous, comment vivez-vous ces rumeurs à répétitions ?

Camal Gallouj : L’ambiance générale à l’Université est actuellement déplorable et extrêmement pesante. L’image de l’IUT a également était éclaboussée par toutes ces rumeurs et beaucoup de parents d’étudiants ont décidé cette année de retirer leur enfant de l’IUT. Cette affaire commence à faire du tort à Samuel Mayol même, ce à quoi il ne s’attendait certainement pas d’ailleurs. Pour ma part, j’ai fait une demande auprès de ma hiérarchie, l’année dernière, dans le but de diviser par deux mon service cette année, car je ne supporte plus ce qu’il se passe à l’IUT. À l’époque où Rachid Zouhhad était à la tête du département TC, il y avait une ambiance. Pour donner un détail probant, la porte de son bureau était toujours ouverte, nous devisions sur notre travail quotidien en buvant le café, il y avait une vie, des échanges constructifs et amicaux. Aujourd’hui tout est mort, il n’y a plus d’échange, le bureau du directeur Samuel Mayol est clos, le dialogue est rompu ! L’ambiance provoquée pas les tentions depuis deux ans a détruit l’âme même de l’IUT.

LPLD.fr : Pourquoi le Président Jean Loup Salzmann n’est-il jamais intervenu pour faire cesser toutes ces dérives, notamment à l’époque de la destitution de Rachid Zouhhad de la direction de l’IUT ?

Camal Gallouj : Sa position est délicate, mais il n’est pas dupe de toute cette histoire. Le président Salzmann a refusé d’emblée par exemple la protection fonctionnelle à laquelle a droit tout fonctionnaire, à monsieur Mayol. Ce n’est pas un hasard, il sait que cette affaire ne sent pas bon ! Pour que tout cela s’arrête enfin il faut que le Président Jean Loup Salzmann intervienne et trouve la bonne solution, car c’est lui seul dans cette affaire qui peut faire éclater la vérité au sein de la direction de l’IUT. La volte-face opérée le 19 octobre dernier, avec les soupçons pesant cette fois-ci sur Samuel Mayol pourrait peut-être inverser les choses et permettre d’enfin voir une autre réalité, qu’aucun pour le moment n’ont souhaité voir.

LPLD.fr : Comment interprétez-vous la plainte portée par Anticor via le directeur de l’IUT le 2 octobre dernier?

Camal Gallouj : Comment peut-il y avoir une plainte portée par cette association, sachant que même Samuel Mayol n’hésite pas à affirmer que grâce à son intervention, il n’y a pas eu détournement ! Rachid Zouhhad est une personne gênante dans le plan de carrière de Samuel Mayol, il fallait juste qu’il soit évincé, c’est tout ! Je ne vois pas ce que va contenir de nouveau le rapport de l’IGAENR, ci ce n’est peut-être la révélation des vrais coupables de toute cette mascarade depuis des mois ! Je pense que l’IUT est désormais suspendu aux nouveaux rebondissements que va nous concocter son directeur…à moins qu’un sursaut s’opère et inverse enfin les choses. C’est tout le mal que je souhaite au corps enseignant et surtout à nos étudiants…

____________________________

*Camal Gallouj professeur des universités à Paris XIII depuis décembre 2009

Cedrik Viala

‎Journaliste/Reporter indépendant, Directeur de la rédaction du site L'oeil Pour Le Dire (LPLD) http://www.lpld.fr

Connectez-vous pour commenter

Charte Ethique Professionnelles des Journalistes

2014 © LPLD - L'Œil Pour Le Dire | Tous droits réservés