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LES DEPARTEMENTALES: "LE TRONE ET L’AUTEL" : LE POUVOIR TEMPOREL ET LE POUVOIR SPIRITUEL

Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy en terre bourguignonne le 25 février dernier, au centre de plusieurs représentants de la droite de la Saône et Loire, dont Gérard Voisin (3e en partant de la gauche), fin prêt pour la bataille des élections départementales, dans trois semaines! Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy en terre bourguignonne le 25 février dernier, au centre de plusieurs représentants de la droite de la Saône et Loire, dont Gérard Voisin (3e en partant de la gauche), fin prêt pour la bataille des élections départementales, dans trois semaines!
Crédits : photo Facebook Gérard Voisin

Après notre vote au Parlement du Conseiller Territorial, qu’est devenu le Conseil Général dans nos Départements? Lui qui fut dans la foulée promis à la casse comme un vieux navire de deux cents ans d’âge par la gauche au pouvoir depuis 2012 et dans cette ambiance explosive ou même le cultuel s’en mêle.

Touché mais pas coulé grâce à la peine qu’a ressentie cette même gauche à l’achever en cale sèche, pour finalement le renflouer avec un espoir de flottaison d’au moins six ans. Le temps d’un mandat, et ensuite, peut être un retour d’affection, à moins que la droite le torpille à nouveau… éternel besoin de corriger en alternance de pouvoir, ou retour en grâce du fameux Conseiller Territorial nous ne le saurons que plus tard et si Dieu le veut…

Pour l’heure, le cœur chamboulé par le nouveau processus électoral, le Conseil Départemental est là, derrière la porte du 29 mars 2015 pour se substituer au défunt Conseil Général. Il ne sait pas trop ce qui l’attend, le pouvoir ayant patiné pendant un long temps pour définir la refondation territoriale entre départementalisation et division par deux du nombre des régions, mettant un frein aux définitions législatives qui ne permettent pas à trois semaines de la conquête des nouveaux cantons, de faire connaitre aux Conseillers Départementaux futurs, quelles seront les compétences qui leurs seront dévolues…

C’est assurément un retard difficile à admettre dans le cadre d’une campagne déjà très particulière par le partage en deux du nombre de cantons, de la création paritaire du Binôme de titulaires et de suppléants, donc des « équipes de quatre » et des territoires cantonaux géographiquement curieux, dus aux ciseaux de la majorité nationale en accord avec la majorité départementale de Rémy Chaintron. Ce sont de petites législatives qui se sont ouvertes tardivement avec une politisation inévitable par les critères et les faits, dans une ambiance de politique nationale confuse, avec la variable d’ajustement par la montée dans les sondages du parti de Madame Le Pen face aux partis de gouvernement que sont le PS et l’UMP.

Ce qui frappe à la lecture des listes de candidats dans un Département comme la Saône et Loire, mais c’est identique ailleurs, ce sont des pans entiers de noms de candidats nouveaux, et quelques sortants seulement, ou connus dans le sérail politique local. L’une des questions que l’on peut se poser, est que l’arrivée certainement heureuse et nouvellement massive de Conseillères féminines est conforme au souhait de renouvellement.

Cependant, des sortants en nombre très restreint de candidats dont le retour peut être hypothétique, laisse à penser que d’une manière générale, l’ossature de l’exécutif départemental qui était étayé de manière pérenne par le statut ancestral du Conseil général renouvelé que par moitié, sera au départ fragilisé. Femmes et hommes d’expérience en capacité de « tuilage » avec leurs successeurs, il y en aura si peu (c’est à la fois politique et mathématique), une question se pose sur les difficultés de mises en places de ces assemblées délibérantes, surtout si comme nous pouvons le lire, beaucoup de majorités basculeront.

Point besoin d’être âgé pour avoir des compétences, point besoin d’être un homme pour en avoir plus qu’une femme. Simplement, là ou jadis il suffisait d’avoir une majorité votante, il faudra des majorités et des oppositions consistantes, le lever de bras des votes ne sera pas suffisant en lui même dans ce premier mandat si particulier. Nous savons également qu’il apportera des changements radicaux dans les équipes administratives et techniques accompagnant le politique. Nous n’avons jamais vu à ce niveau là, un nouveau patron conserver les pièces maitresses de son ou sa prédécesseur(e) pour l’accompagner pendant un mandat. Il sera sûr statutairement de le garder, non plus trois ans renouvelable, mais bien pour un prochain renouvellement total de six ans.

Je suis un départementaliste convaincu, j’ai peur pour la pérennité que ne sois pas pris au sérieux la fragilité de l’édifice par un chamboulement très radical et déstabilisant au cas ou l’électrice et l’électeur ne perçoivent pas les dangers d’un monde nouveau trop rapidement jeté sur l’autel de la démocratie.

Gérard Voisin

Député UMP de la première circonscription de Saône et Loire de 1993 jusqu'en 2012 (prédécesseur de Thomas Thévenoud), membre honoraire du parlement, Consultant.

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